
Le Bélial nous permet enfin de découvrir le talent de la prestigieuse Suzanne Palmer, au moyen d’un recueil particulièrement émouvant. Presque toujours consacrées aux robots, et souvent narrées d’un point de vue d’IA, les nouvelles de La Vie secrète des bots nous parlent pourtant souvent d’empathie, et d’entraide… Des notions d’autant plus précieuses que les univers de l’autrice brillent par leur cruauté inhumaine. Tout le sel de ce recueil semble venir de la grande question qui traverse toutes ces histoires: l’espoir fou, parfois récompensé, souvent déçu, que les personnages, malgré des conditions de vie ou une programmation catastrophiques, fassent le choix de la bienveillance et de la solidarité. Notions qui, chez Suzanne Palmer, ne correspondent plus seulement à des traits humains.
Que ce soit au moyen de l’assemblée générale, en interne, de prothèses intelligentes d’un militaire malchanceux, de la croisade de bots obsolètes déterminés à perdurer, de robots autonomes et isolés en quête de tâche (et de sens !), ou encore d’humains réduits à l’état d’automates, Suzanne Palmer convoque mille univers tantôt touchants, souvent amers, et une poignée de personnages que vous aurez bien du mal à laisser partir…
La Vie secrète des robots, Suzanne Palmer, Le Bélial, 24,90€
